Ayako

Disons-le, je ne suis pas une spécialiste du manga. C’est un genre que je trouve tout à fait fascinant, mais que je n’ai simplement jamais approfondi. Je me dis toujours qu’un jour je m’y mettrai, sans doute. Puis, on m’a prêté Ayako du japonais Osamu Tezuka.

Ayako Osamu Tezuka manga

L’auteur d’Ayako

Osamu Tezuka (1928-1989) est considéré au Japon comme “le Dieu du manga”. Précoce et extrêmement prolifique, il a dessiné quelque 150 000 pages de mangas en plus de fonder sa maison de production de dessins animés en 1961, après avoir obtenu son diplôme de médecine. C’est l’homme derrière Astro Boy et King Leo.

Pour en savoir plus sur cet auteur à la biographie fascinante, je vous invite à consulter l’encyclopédie Larousse à l’adresse suivante: http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Tezuka_Osamu/146437.

Ayako

Créé en 1972, ce manga aux références historiques met en scène une puissante famille japonaise, les Tengé, alors que le Japon de l’après-guerre subit l’occupation américaine. Tout commence en 1949 alors que Jiro, le deuxième fils de la maison, rentre après avoir été fait prisonnier de guerre. Pour survivre, il a dû faire une croix sur son honneur, et il exécute encore des missions pour l’ennemi. Cependant, peu après son retour, une de celles-ci tourne mal. Les soupçons se tournant vers lui, les dirigeants de la famille Tengé songent à un plan pour sauver leur réputation. C’est une famille puissante, certes, mais surtout sans scrupules. Pour protéger leur nom, les membres de la famille votent presque tous en faveur de la réclusion à perpétuité de la jeune Ayako, 4 ans, qui a vu son frère Jiro laver le sang de sa chemise et est devenue, par le fait même, un témoin naïf et encombrant.

Cette saga en images de 696 pages, qui s’étend de 1949 à 1972 est riche et habilement menée. Les thèmes sont durs: violence, abus, réclusion… mais le scénario, profond, bien ficelé, est servi par des images dynamiques qui tantôt montrent tantôt suggèrent. Elles nous permettent de comprendre autant les silences que les malaises tout comme elles évoquent avec force les moments culminants des relations sexuelles – parce que manga ne signifie pas jeune public. Les cadres sont variés; les images, non statiques. On se croirait dans un roman, ou dans un film.

À lire, donc. De droite à gauche…

Ayako Osamu Tesuka Train

Ayako Osamu Tezuka Orio

Ayako Osamu Tezuka Méchant Jiro

TEZUKA, Osamu. Ayako, Delcourt, 704 p.

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