La saga des Malaussène tomes 1, 2 et 3

Une série qui m’amuse particulièrement cet été: la saga des Malaussène de Daniel Pennac.

Un des grands plaisirs de l’été: lire. Surtout sur le bord du lac, entre deux baignades. Mes vacances sont donc en grande partie faites de livres. J’attendais d’avoir reçu mon surligneur électronique pour commencer ces billets (histoire de ne plus avoir à prendre de notes en lisant… paresse paresse…) mais on m’a mal conseillée et j’ai d’abord reçu un engin tout à fait inadapté à la situation puis je n’ai pas encore osé recommander (cela viendra: Mise à jour [23 septembre 2017]: ou pas). Bref, j’ai bien essayé de mémoriser quelques numéros de pages au fil de mes lectures, mais force m’est d’admettre que je souffre d’une récente dyscalculie: les numéros se sont tout emmêlés dans mon cerveau et ne semblent plus vouloir correspondre aux pages qu’ils devaient désigner… Tant pis pour les passages que j’aurais souhaité partager.

La saga des Malaussène Daniel Pennac Au bonheur des orgres La fée carabine La petite marchande de prose

Le personnage: Benjamin Malaussène dont le travail est bouc émissaire, c’est-à-dire qu’il est payé pour se faire engueuler à la place des autres. Voici la prémisse de Au bonheur des ogres. C’est épique, éclaté et complètement déjanté. Ceux qui sont épris de réalisme linéaire s’abstenir. C’est toujours un brin tiré par les cheveux, et ça marche! Bref, c’est génial. Puis Pennac manie la figure de style à merveille, il y va très fort dans la comparaison, la métaphore et l’antithèse. Et comme une figure de style suffit à m’amuser…

Pour vous faire découvrir un peu le style de la saga des Maulaussène, voici comment débute La fée carabine:

 “C’était l’hiver sur Belleville et il y avait cinq personnages. Six, en comptant la plaque de verglas. Sept, même, avec le chien qui avait accompagné le Petit à la boulangerie. Un chien épileptique, sa langue pendait sur le côté.
  La plaque de verglas ressemblait à une carte d’Afrique et recouvrait toute la surface du carrefour que la vieille dame avait entrepris de traverser. Oui, sur la plaque de verglas, il y avait une femme, très vieille, debout, chancelante. Elle glissait une charentaise devant l’autre avec une millimétrique prudence. [­…] À force de progression reptante, ses charentaises l’avaient menée, disons, jusqu’au milieu du Sahara, sur la plaquer à forme d’Afrique. Il lui fallait encore se farcir tout le sud, les pays de l’apartheid et tout ça. À moins qu’elle ne coupât par l’Érythrée ou la Somalie, mais la mer Rouge était affreusement gelée dans le caniveau. [­…]” (p. 13)

Bref, la saga des Malaussène vaut la peine d’être lue.

J’ai aussi eu le temps de terminer d’autres livres, ces dernières semaines, mais ils feront l’objet d’un prochain billet. En attendant, je ferais bien de noter les numéros de pages plutôt que de tenter de les mémoriser…

PENNAC, Daniel. Au bonheur des ogres, Folio Gallimard, 1997, 288 p.

PENNAC, Daniel. La fée carabine, Folio Gallimard, 1997, 320 p.

PENNAC, Daniel. La petite marchande de prose, Folio Gallimard, 1997, 420 p.

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