Les deuxièmes

Une amie m’a prêté Les deuxièmes de Zviane, bande dessinée achetée lors du Salon du livre qui a eu lieu dernièrement au Saguenay. Elle l’avait emportée avec elle lors de notre dernière fin de semaine de filles. Cette amie, que je sais capable de dormir des heures d’affilée, me surprend toujours en voyage en se levant tôt pour disparaitre à la piscine ou au salon. Lors de notre récente sortie trifluvienne, donc, le dimanche matin, je l’ai retrouvée engloutie dans un fauteuil avec un café. La bande dessinée reposait sur la table. Lue. “Je te la prête si tu veux.” D’accord.

Les deuxièmes Zviane

Ces derniers temps, je ne choisis pas vraiment mes lectures, car j’ai eu la brillante idée de commencer une maitrise (pourquoi pas?), et les lectures obligatoires dictent mon quotidien littéraire. Mais une bande dessinée comme Les deuxièmes a l’avantage de se lire rapidement, alors je me suis offert un répit.

Je n’avais jamais lu Zviane. Il faut dire que mes incursions dans le neuvième art sont plutôt rares. J’aime la bande dessinée, mais il y a tant de romans que je veux lire, et puis mes propres aspirations sont plutôt tournées vers la prose.

Voilà. J’ai bien aimé Les deuxièmes de Zviane. C’est une bande dessinée (érotique? oui mais non, c’est beaucoup plus, en fait) qui annonce ses couleurs dès le repli cartonné de la couverture, à l’intérieur du livre (y a-t-il un mot pour cela?). On y retrouve des schémas des deux personnages, avec des symboles identifiant les parties de leurs corps, leurs mouvements ou différentes postures érotiques. Ces symboles ont leur raison d’être et sont repris dans la dernière partie de l’ouvrage.

Les deuxièmes met en scène un couple réuni dans une maison de Hollande. Zviane y dessine des scènes rappelant le quotidien, la complicité du couple qui se retrouve et ses petites chicanes, mettant l’accent (ou plutôt s’abstenant de censurer) sur la place qu’occupe dans leur relation la sexualité.

Celle-ci, bien que très présente et explicite, a sa raison d’être et est présentée de façon toute naturelle, montrant la place qu’elle occupe au sein du couple. On n’aurait pas l’idée d’être choqué en tournant les pages, enfin, je le souhaite bien, car Zviane traite avec sensibilité du thème des “deuxièmes”, de ceux qui jouent dans la vie de l’autre un rôle de second plan, du lien ambigu qui les unit.

Et puis il y a le piano. La partition.

Pour en savoir un peu plus, voir des planches de la bande dessinée ou visionner sa bande-annonce, je vous invite à visiter la page suivante.

Et le site Web de Zviane.

ZVIANE. Les deuxièmes, Éditions Pow Pow, 2013, 132 p.

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