L’invention de Hugo Cabret

Ces derniers temps, j’étais à la recherche d’œuvres littéraires ayant été adaptées au cinéma. Je cherchais à la fois de bons livres et de bons films que je pourrais par la suite présenter à l’école à une clientèle adulte. Surtout, je cherchais à varier les genres de livres: romans, mais aussi bandes dessinées et romans graphiques. C’est mon amie Lana qui m’a fait découvrir L’invention de Hugo Cabret de Brian Selznick, un roman en mots et en images selon la définition de l’auteur. J’avais vu le film, mais j’ignorais qu’il était tiré d’un livre… Les étoiles étaient alignées puisque, dès le lendemain, je le dénichais en bouquinerie.

L'invention de Hugo Cabret Brian Selznick

J’en parle à tout le monde depuis que je l’ai ouvert: quel livre magnifique que L’invention de Hugo Cabret! Il me charme en tous points. D’abord, j’adore sa structure où images et texte alternent pour faire avancer le récit. Le livre s’ouvre sur une “brève introduction” où le lecteur est invité à s’imaginer qu’il est dans le noir, comme au cinéma, et à ouvrir son imaginaire au monde de Hugo Cabret… L’histoire commence ensuite sur une série d’images. Pas de mots. Que des dessins qui, l’un à la suite de l’autre, permettent au “lecteur” de découvrir les lieux où se situe l’histoire, le personnage d’Hugo, ce qu’il fait, qui il voit… Surviennent alors de courtes pages de textes, puis des images, puis un peu de texte et ainsi de suite.

Pour voir à quoi ressemblent le livre et ses images, vous pouvez visionner la vidéo ci-dessous. Toutefois, si vous ne voulez pas trop en voir, je vous conseille de vous arrêter après la première minute.

L’histoire est superbe. Hugo Cabret est orphelin. Après avoir perdu son père dans un incendie, il a dû arrêter l’école et s’installer avec son oncle alcoolique dans un appartement de la gare où ce dernier est responsable de l’entretien des horloges. Un jour, son oncle ne rentre pas. Hugo entreprend alors de restaurer un automate déniché par son père du temps où il travaillait au musée. Il est convaincu que l’automate lui livrera un dernier message de son père. Il vole pour se nourrir et vole des pièces au magasin de jouet afin de mener à bien son projet. Un jour, le propriétaire le surprend et lui ordonne de vider ses poches. Dans l’une d’elle se trouve un carnet. Le carnet de son père, dans lequel celui-ci avait dessiné des croquis de l’automate. Le propriétaire conserve le carnet. Il le brulera, dit-il à Hugo. Mais pourquoi cet homme aigri refuse-t-il de lui rendre son carnet? Est-il si méchant?

Enfin, ce livre est fortement inspiré de l’histoire du cinéma. Fortement inspiré, surtout, de celle du cinéaste français Georges Méliès et des automates, autrefois utilisés par les prestidigitateurs lors de spectacles de magie. Georges Méliès (1861-1938) est considéré comme l’un des premiers créateurs des effets spéciaux au cinéma. Il a tourné de nombreux films aux décors baroques, extravagants et enchanteurs. Brian Selznick, auteur de L’invention de Hugo Cabret, a fait de Méliès un personnage, lui prêtant une personnalité et brodant autour de lui une histoire magnifique qui nous fait découvrir une partie de son œuvre.

Pour les curieux, voici un film de Méliès dont il est question dans le livre. Vous souhaitez lire le livre? Attendez donc avant de le visionner…

 L’invention de Hugo Cabret au cinéma

Une adaptation cinématographique a été tirée du livre. Sans être mauvaise, personnellement, elle ne m’enchante pas complètement. Ni avant d’avoir lu le livre ni après. Maintenant que je connais le livre, je peux dire qu’une chose m’agace dans ce film (un beau film, malgré tout!): l’ajout de personnages. Dans le livre, l’inspecteur de la gare occupe très peu de place, sauf dans le dernier tiers du roman. Dans le film, il apparait comme un personnage central et plutôt caricatural. Oui, en fait, je crois que là se réside ma retenue envers ce film: son ton. Il ne me semble pas convenir tout à fait.

Voici la bande annonce du film Hugo Cabret, qui pourra certainement plaire à certains.

SELZNICK, Brian. L’invention de Hugo Cabret, Éditions Scholastic, Toronto, 2008, 533 p.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *